Restaurants et snacks

Commission Uber Eats : ce qu’elle coûte vraiment à un snack

30 octobre 2026 · 3 min de lecture

Vous tenez un snack, une pizzeria ou un petit restaurant, et une bonne partie de vos commandes passe par Uber Eats, Deliveroo ou Takeaway. Les plateformes vous apportent des clients, c’est vrai. Mais en fin de mois, la ligne « commission » fait mal. Combien elle vous coûte vraiment, et comment en garder une partie : voici le calcul, sans détour.

Combien prend Uber Eats sur une commande ?

Le taux dépend de votre contrat, mais les ordres de grandeur sont connus dans le métier :

  • Jusqu’à 30 % du montant quand c’est le coursier de la plateforme qui livre.
  • Autour de 12 à 15 % quand vous livrez vous-même ou que le client vient chercher sa commande.
  • Et parfois des frais en plus : mise en avant dans l’appli, promotions que vous financez, frais de service.

Le plus simple est d’ouvrir votre dernier relevé de paiement et de diviser le total des commissions par le total des ventes. Beaucoup de patrons découvrent un taux réel plus haut que celui qu’ils avaient en tête, à cause des promos et des options.

Le calcul sur un an

Prenons un snack qui fait 15 commandes livrées par jour, avec un panier moyen de 22 €, six jours sur sept :

  • Chiffre d’affaires en livraison : 15 × 22 € × 26 jours = 8 580 € par mois.
  • Commission à 30 % : 2 574 € par mois.
  • Sur un an : plus de 30 000 €.

Sur un durum à 8 €, c’est jusqu’à 2,40 € qui ne reviennent jamais. Et ce n’est pas un coût payé une fois pour trouver un client : vous payez la commission à chaque commande du même client, même quand il vous connaît depuis des années.

Le vrai problème : vos habitués

Pour un nouveau client trouvé par Uber Eats, la commission se défend : sans la plateforme, il ne vous aurait peut-être pas trouvé. Mais le client qui commande chez vous chaque vendredi depuis deux ans ? Il connaît votre nom, il vous cherche dans l’appli, et vous payez 30 % pour une vente que vous auriez faite de toute façon. C’est là que l’argent part.

Comment payer moins de commission, sans perdre de clients

Quitter les plateformes du jour au lendemain est rarement une bonne idée : elles restent une vitrine pour les gens qui ne vous connaissent pas. La bonne stratégie est de faire passer vos habitués sur votre propre canal, et de laisser les plateformes faire ce qu’elles font bien : trouver de nouveaux clients.

  1. Un site de commande à votre nom. Le client commande directement chez vous, paie en ligne ou au comptoir. Vous gardez la marge, et surtout son numéro.
  2. Un QR code dans chaque sac. « La prochaine fois, commandez directement chez nous. » C’est le geste qui fait le plus de différence.
  3. Une carte de fidélité sans appli. Le 10e menu offert, par numéro de téléphone : une raison de revenir chez vous plutôt que sur la plateforme.
  4. Le bouton « Commander » sur votre fiche Google. Les gens qui tapent votre nom tombent sur votre site, pas sur Uber Eats.

Ce que coûte un site de commande à votre nom

Il existe plusieurs solutions, de l’outil gratuit qui se rémunère sur chaque commande à l’abonnement mensuel. Regardez trois choses : le pourcentage prélevé par commande, l’abonnement, et surtout à qui appartiennent les coordonnées de vos clients. Si c’est l’outil qui garde les numéros, vous ne pourrez jamais les relancer.

Chez SKALE, notre site de commande en ligne pour snack prend 2 % sur les commandes payées en ligne (rien sur celles payées au comptoir), avec la tablette du comptoir, la fidélité et les avis Google. Vous pouvez essayer la démo sur la page, côté client et côté comptoir.

En résumé

  • La commission Uber Eats peut atteindre 30 % par commande livrée, soit des dizaines de milliers d’euros par an pour un snack qui tourne.
  • Le coût le plus injuste est celui payé sur vos habitués.
  • Gardez les plateformes pour les nouveaux clients, et faites passer les fidèles sur votre propre site.

Vous voulez savoir combien vous laissez aux plateformes, chiffres à l’appui ? Demandez le diagnostic offert pour restaurants et snacks : on regarde vos ventes, votre fiche Google et ce que vous pourriez récupérer.